Vue aérienne de la baie de Kotor au Monténégro, marché immobilier 2026
Le Journal
Fiscalité · 24 juillet 2026 · 10 min

Investir dans l'immobilier au Monténégro en 2026 : rendement, fiscalité et zones à cibler

Prix au m², rendement locatif brut, fiscalité des revenus fonciers, plus-value et convention fiscale France–Monténégro : le guide sourcé pour investir dans la pierre monténégrine avec un cadrage de consultant.

Le Monténégro reste en 2026 l'un des marchés immobiliers les plus attractifs d'Europe pour un investisseur francophone : prix d'entrée modérés au regard des standards méditerranéens, fiscalité compétitive, euro comme monnaie de fait depuis 2002 et perspective d'adhésion à l'Union européenne visée autour de 2028. Combinée à une saison touristique en hausse régulière — plus de 2,7 millions d'arrivées et 15,3 millions de nuitées en 2025 selon MONSTAT — la thèse d'investissement reste solide, à condition de bien choisir sa zone et sa structuration.

Les prix au m² : lire les moyennes avec prudence. Selon MONSTAT, le prix moyen des logements neufs vendus au Monténégro a poursuivi sa hausse ces dernières années, avec de fortes disparités régionales. La côte adriatique — Budva, Tivat, Kotor, Herceg Novi — concentre les prix les plus élevés, tandis que Bar et le nord du pays offrent des tickets d'entrée plus accessibles. Podgorica, la capitale, joue un rôle à part : marché plus liquide, demande locative annuelle stable et croissance urbaine soutenue.

Rendement locatif : la saison compte autant que le prix. Sur la côte, la location saisonnière estivale permet d'atteindre des rendements bruts indicatifs de l'ordre de 5 à 8 % dans les biens bien placés (Budva, Tivat, Kotor), à condition d'accepter la volatilité et la charge de gestion. Les biens en location longue durée à Podgorica ou Bar offrent une rentabilité plus lissée mais plus modeste. Nous conseillons toujours de modéliser plusieurs scénarios — haute saison, basse saison, taux d'occupation raisonnable, coûts de gestion et de maintenance — avant tout engagement.

Fiscalité des revenus locatifs. Les revenus fonciers d'un particulier au Monténégro relèvent de l'impôt sur le revenu monténégrin, dont le barème progressif reste parmi les plus modérés d'Europe (taux d'imposition de 9 % puis 15 % selon les tranches). Il existe un abattement forfaitaire pour frais applicable aux revenus locatifs, ce qui rend la fiscalité effective sensiblement inférieure au taux nominal. Les investisseurs qui optent pour une structuration via une DOO (SARL locale) bénéficient d'un impôt sur les sociétés progressif à 9-15 %.

Plus-value et convention fiscale France–Monténégro. Le Monténégro applique une imposition sur la plus-value immobilière (généralement 15 %), avec un régime spécifique selon la durée de détention et l'usage du bien. Point-clé pour les résidents fiscaux français : la convention fiscale héritée de l'ex-Yougoslavie s'applique toujours dans les relations France–Monténégro, permettant d'éviter la double imposition sur les revenus fonciers et la plus-value. Un cadrage individuel reste indispensable, notamment pour les résidents fiscaux français qui restent imposables sur leurs revenus mondiaux.

Achat direct ou via société ? Un ressortissant français peut acquérir un bien à titre personnel en pleine propriété. Seuls certains terrains agricoles ou fonciers en zone frontalière imposent de passer par une DOO monténégrine. Le choix entre achat en nom propre et achat via société dépend de trois critères : objectif (patrimonial vs. business), volume (bien unique vs. portefeuille), et stratégie de transmission. Pour un investisseur qui vise plusieurs biens ou une activité de location courte durée structurée, la DOO offre des avantages significatifs en matière de déductibilité des charges et de transmission.

Les zones à cibler en 2026. Budva et la riviera concentrent la demande touristique de masse : forte rotation, bon rendement estival. Tivat et Porto Montenegro captent une clientèle internationale premium (yachting, luxe), avec des loyers plus élevés mais des tickets d'entrée conséquents. Kotor (UNESCO) offre une rareté patrimoniale rare. Bar et la côte sud représentent la porte d'entrée du marché avec des prix plus accessibles et un potentiel de plus-value lié aux futurs projets d'infrastructure. À l'intérieur, Kolašin bénéficie du développement des sports d'hiver et de l'autoroute Bar-Boljare.

Les pièges à éviter. Trois erreurs récurrentes chez les acheteurs francophones : sous-estimer les frais annexes (droits de mutation, notaire, agence, gestion), acheter sur plan sans vérification approfondie du promoteur et du permis, et négliger la structuration fiscale amont. Un accompagnement local francophone permet d'éviter ces écueils et de sécuriser à la fois l'acte d'achat et le régime fiscal appliqué.

Ce que nous en retenons chez BWS-Conseil. L'immobilier monténégrin en 2026 combine des fondamentaux favorables — fiscalité compétitive, euro, adhésion UE en ligne de mire, tourisme en forte croissance — et un cadre juridique qui devient chaque année plus lisible. Le bon investissement se joue rarement sur le seul prix au m² : il se joue sur la structuration, la zone, la stratégie locative et la gestion de la fiscalité franco-monténégrine. C'est précisément le point où nous intervenons.

Rédigé par La rédaction BWS-Conseil

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